Diagnostic rapide :

La commune de Buc bénéficie d’un environnement exceptionnel qu’il convient avant tout de protéger, aussi bien dans l’intérêt de la population actuelle que dans celui des générations futures.

Sur une superficie totale de 806 Ha, le territoire communal comprend actuellement :

  • 172 Ha d’espaces agricoles ou naturels,
  • 349 Ha d’espaces boisés publics dont 320 gérés par l’Office National des Forêts (ONF),
  • 62 Ha d’espaces boisés privés,

Au total 583 Ha d’espaces boisés, agricoles et naturels, soit 72% du territoire communal total.

Outre les trois points forts que constituent :

  • la vallée de la Bièvre, dont le classement parmi les sites des départements de l’Essonne et des Yvelines a fait l’objet d’un décret en date du 7 juillet 2000,
  • l’aqueduc,
  • le château et son parc,

la commune possède d’autres sites qui justifient pleinement leur mise en valeur environnementale, s’agissant d’éléments du patrimoine naturel à réhabiliter pour mieux les faire connaître.

Les espaces agricoles autour des zones urbaines sont à protéger énergiquement de toute forme de nouvelle urbanisation. Les limites sud de l’agglomération demandent, dans une telle perspective, à être mieux marquées.

La répartition des zones urbanisées sur l’ensemble du territoire communal rend nécessaire la réalisation de dispositions adaptées de nature à donner plus d’unité à la vie collective. Par ailleurs, l’implantation comme les aspects architecturaux de certaines constructions anciennes ou récentes ne sont pas satisfaisantes, ce qui justifie de plus gros efforts en faveur de l’esthétique urbaine.

Les espaces naturels fragiles sont également à prendre en considération pour assurer leurs caractères propres, en même temps, que leur pérennité.

La gestion de l’eau en liaison avec le Syndicat Intercommunal d’Aménagement de la Vallée de la Bièvre (SIAVB), auquel la commune de Buc est adhérente, constitue une préoccupation majeure en terme d’environnement, de cadre de vie et de prévention de risques naturels et technologiques.

La lutte contre les nuisances de toute nature est aussi un sujet d’actualité. Il en est de même de la sécurité sur les axes de passage des automobiles. Elle nécessite un certain nombre de dispositions spécifiques, mais aussi la création ou l’aménagement de cheminements pour les piétons et les cyclistes.

Enfin, l’éducation à l’environnement est le complément indispensable à la Charte pour contribuer à l’information et à la sensibilisation de toutes celles et de tous ceux, enfants ou adultes qui concourent, par leur comportement quotidien, au cadre de vie communal, dans son aspect esthétique, comme dans le fonctionnement des services publics qui sont les piliers de la vie collective.

Les orientations de la Charte de l’environnement ont été regroupées autour de huit objectifs :
  • Pérenniser et organiser les espaces agricoles, boisés et naturels;
  • Poursuivre l’intégration de la Bièvre et du fond de vallée dans le village ;
  • Maintenir et mettre en valeur l’environnement paysager et architectural - Améliorer l’esthétique urbaine ;
  • Rechercher une meilleure cohésion entre les quartiers urbanisés et les centres existants ;
  • Aménager un axe structurant sur le plateau ;
  • Améliorer la sécurité et l’agrément de quelques voies et cheminements ;
  • Renforcer la prévention des nuisances et pollutions - Adapter les services et équipements publics pour mieux contribuer au respect de l’environnement ;
  • Mettre en place un plan original d’éducation à l’environnement.
Ces objectifs ne sont pas classés par ordre de priorité, mais dans une approche géographique partant du site pour aller vers les éléments urbains et, au-delà, vers une approche thématique.
Chaque objectif a donc une valeur équivalente à celle des autres.

 

Imprimer Courriel

Charte de l'environnement : une stratégie pour l'action

 Rôle de la charte :

Il s’agit d’un document d’orientation, qui traite pour l’essentiel de sujets n’entrant pas dans le champ d’application du Plan Local d'Urbanisme.

Il constitue un ensemble d’orientations clairement explicitées pour participer à l’amélioration du cadre de vie de la commune et au respect de son environnement. Ces orientations constituent autant d’axes forts et prioritaires qui devront guider à la fois les initiatives publiques, notamment municipales, mais aussi les initiatives privées de la part de la population vivant sur le territoire communal. Il s’agit d’un "contrat moral" à passer entre les élus et la population qui fait très largement appel au "civisme de chacun". Ce n’est pas une programmation d’opérations détaillées assortie d’un échéancier prévisionnel de réalisation et de plans de financement escomptés, qui sont toujours très difficiles à respecter sur longue période.

Le Plan Local d'Urbanisme est en effet un document réglementaire essentiel de planification du territoire communal qui définit des règles s’opposant au tiers. Il précise les droits et obligations attachés à des zones délimitées et indique de ce fait les conditions d’utilisation du sol pour chaque propriétaire foncier.

Le Plan Local d'Urbanisme prend en compte également les contraintes imposées par les servitudes d’utilité publique, les documents de planification supra communaux et les projets d’intérêt général.

En dehors de la détermination des conditions réglementaires d’utilisation de l’espace urbain, naturel et d’équipements, seul l’article 11 du Plan Local d'Urbanisme définit les prescriptions obligatoires concernant l’aspect extérieur des constructions de toute nature de façon à ne porter atteinte, ni à l’hygiène, ni à la bonne tenue de l’agglomération, ni à l’harmonie des paysages naturels ou urbains et au caractère ou à l’intérêt des lieux et sites avoisinants.

La Charte de l’Environnement, partant de cette constatation, propose donc de définir une "stratégie pour l’action", complémentaire à celle du Plan Local d'Urbanisme pour contribuer à maintenir la qualité de vie dans la commune, à poursuivre, autant que possible, l’amélioration de son environnement paysager et architectural, à mettre en valeur ses points forts et ses atouts et, d’une façon générale, à maintenir les caractéristiques qui font la spécificité et le charme de Buc, située à proximité de Paris et de la Ville Nouvelle de Saint Quentin en Yvelines, et, de ce fait, confrontée en permanence aux nuisances diverses propres à la région parisienne.

Imprimer Courriel