Les Maires de Buc

Maires de Buc 1790 - 2007

1789 DUVAL - Syndic
1790 - 1791 LANDRIN Jacques Louis Anne - 1er Maire
Il est nommé premier maire de Buc le 24 janvier 1790.
Jacques Louis Anne LANDRIN était fermier du Roi à la ferme du Haut-Buc depuis 1754. Il avait succédé à son père Jacques LANDRIN, fermier du Roi depuis 1745.
Auparavant, cette fonction avait été occupée par la famille CHARLEMAGNE durant la première moitié du XVIIIème siècle.
En effet, la ferme du Haut-Buc était entrée dans le domaine royal en 1693, date à laquelle le village de Buc fut englobé dans le territoire du Grand parc de Versailles.
1791 - 1792 SANDRON de ROMAINVILLE Alexandre
Ecuyer, Sieur de ROMAINVILLE, il est avocat au parlement et principal commis aux Affaires étrangères. C’est lui qui rédige le Cahier des Doléances de la paroisse de Buc comprenant 43 articles.
Il fut chargé de porter ce cahier au baillage de Versailles en compagnie de Nicolas DUMILIEU et Charles GERVAIS, tous trois domiciliés à Buc.
1792 - 1795 DUBOIS Jacques
Maître en chirurgie, il est nommé officier municipal dans la première municipalité mise en place par le Procès verbal du 17 février 1790.

1795 - 1799

Pas de Maire car la commune compte moins de 500 habitants durant cette période
1799 - 1832 LANDRIN Charles Louis Marie
Charles Louis Marie LANDRIN est le fils de Jacques Louis Anne LANDRIN, premier maire de Buc.
Il succède avec honneur à son père puisqu’il occupe cette fonction durant 33 ans de 1799 à 1832.
En 1809, il reçut cérémonieusement à Buc, l’Impératrice Joséphine de Beauharnais, venue visiter le Haras Impérial au carrefour du Cerf Volant où séjournait une centaine de chevaux.
Parallèlement, après le décès de son père, il reprend l’exploitation de la ferme du Haut-Buc dont la famille devient propriétaire à la Révolution.
1832 - 1837 VIGNON Pierre Louis
Pierre Louis VIGNON est d’abord nommé Adjoint du maire en 1816, avant de devenir maire en 1832 suite au décès de Charles Louis LANDRIN.
Il est pensionnaire du Roi et propriétaire d’une maison de campagne dans le Haut-Buc au lieu dit « l’Antechrist ».
Avec l’évolution de la société, se développe la villégiature répondant à un besoin social de la clientèle parisienne qui cherche, à la campagne, le repos et la tranquillité.
Pierre Louis VIGNON représente cette évolution. Plusieurs maires qui vont lui succéder jusqu’au début du XXème siècle seront issus de cette clientèle parisienne à la recherche de repos et venus s’installés à Buc une partie de l’année dans leurs maisons de campagne.
1837 -1840 DUCEL Jacques
Il possédait également une maison de campagne à Buc au lieu-dit « La petite ferme » situé entre l’avenue Huguier, la place de la République, les Arcades et la Bièvre.
Il était ancien fondeur à Paris, rue de Provence.
1840 - 1844 RABOURDIN Augustin
Il est d’abord nommé Adjoint de Jacques DUCEL en 1837 avant de devenir maire en 1840 à l’âge de 51ans.
Il était cultivateur à Vélizy et possédait des terres dans le Haut-Buc au lieu dit
« la Mare à Cotillon ».
1844 LAJOTTE Pierre
Après avoir été Adjoint d’Augustin RABOURDIN, il devient maire à 37 ans en 1844.
Il décède la même année.
Il était originaire de Magny les hameaux où ses parents étaient cultivateurs. D’abord journalier, il devient épicier et débitant de tabac de part son mariage avec Marie Joséphine GUERIN en 1833, elle-même marchande épicière et mercière à Buc.
Il entre au conseil municipal probablement grâce à l’oncle maternel de son épouse, Germain PETIT, qui y était déjà conseiller.
1844 - 1848 MENTION Augustin
Nommé maire en 1844, il est alors propriétaire de l’actuel domaine de la Sauvegarde qui s’étendait à cette époque de l’avenue Huguier à la rue Louis Massotte et des Arcades à la place de la République.
Ce domaine réunissait les terres de « La petite ferme » et du « Pré aux bœufs ».
Originaire de Moyencourt dans la Somme, il avait acquis la propriété en 1839 d’un certain Théodore CAMUS.
Augustin MENTION était orfèvre et une de ses oeuvres est exposée au Musée du Louvre. Il s'agit d'une Aiguière et bassin en argent doré, émail, nielles et grenats, Don de Madame Lydia Varsano."
Il décède à Buc en 1849.
1848 LEROUGET Charles - Maire provisoire
Egalement propriétaire dans le Haut-Buc, il assure l’intérim quelques mois jusqu’à la nomination d’un nouveau maire par le Préfet.
Il était membre du conseil municipal depuis plusieurs années.
1848 - 1852 LANDRIN Jean-François - Maire
Les recherches dans les registres paroissiaux et d’état civil n’ont pas permis d’établir de lien de parenté entre Jean-François LANDRIN et Charles Louis Marie LANDRIN.
La famille de Jean-François LANDRIN est établie à Buc depuis au moins 1786. Son père Jean LANDRIN était cultivateur au lieu dit « La petite ferme ».
Jean LANDRIN devient conseiller municipal en 1825 et le reste jusqu’en 1839.
Son fils Jean-François lui succède dans cette fonction, est réélu en 1846 et nommé maire en 1848. Après son mandat de maire entre 1848 et 1852 il reste au conseil municipal jusqu’en 1866.
Jean-François LANDRIN était blanchisseur.
1852 - 1870 FOURNIER Athanase
Louis Athanase FOURNIER est né à Athis Mons le 27 septembre 1812 et décédé à Versailles le 20 mars 1880. Il semble qu’il s’installe dans la commune comme cultivateur vers 1848.
A l’occasion du vote de l’imposition extraordinaire pour l’année 1849, les plus forts contribuables de la commune s’associent aux conseillers municipaux déjà en place.
Louis Athanase FOURNIER, un des plus forts contribuables fait ainsi son entrée au conseil municipal. Il y reste jusqu’en 1852 date à laquelle il est nommé Maire et le restera jusqu’en 1870 soit pendant 18 ans. Son mandat couvre tout le Second Empire.
Louis Athanase était le fils de Denis Athanase FOURNIER né à Précy en 1778 et qui fut maire d’Athis sur Orge de 1813 à 1817 et maire d’Athis Mons (après la réunion des deux communes) de 1817 à 1828 et de 1829 à 1831.
1870 - 1874 LANGLOIS Michel
La famille LANGLOIS est implantée à Buc depuis deux siècles lorsque Michel LANGLOIS de la cinquième génération, est nommé Maire. Le premier acte qui mentionne la présence de cette famille à Buc est l’acte de mariage de Pierre LANGLOIS en 1698 lequel précise que Pierre LANGLOIS est employé au château de Versailles. L’arrivée de la Cour à Versailles va profondément modifié le visage de la petite paroisse de Buc.
La population va doubler en un siècle en raison des opportunités d’emploi qu’offre la Cour toute proche et au développement d’activités économiques liées à la vie de la Cour, comme les blanchisseries et les laveries. La famille LANGLOIS va d’ailleurs développer cette activité à Buc aux côtés d’autres familles bucoises.
1874 - 1880 MACHELARD Eugène - Maire élu en 1876
Le beau-père d’Eugène MACHELARD, Ambroise Eustache FONTAINE achète la propriété de la Guérinière en 1862 à Madame SOUHART.
Grande famille de juristes parisiens, les FONTAINE puis les MACHELARD illustrent cette clientèle parisienne venue s’installer à Buc à la recherche d’un lieu de villégiature calme et verdoyant.
Vaste propriété de 14 hectares dont l’origine est très ancienne, la Guérinière, aujourd’hui disparue, constituait un des domaines les plus importants de Buc dans la seconde moitié du XIXème siècle.
La famille MACHELARD en resta propriétaire jusqu’en 1946.
1880 - 1900

Leon Fournier
FOURNIER Léon - Maire
Léon Louis FOURNIER est né à Athis Mons le 31 janvier 1844. Il est le fils de Louis Athanase FOURNIER, maire de Buc de 1852 à 1870.
Cultivateur à Buc, il est nommé lors de la séance du conseil municipal du 13 novembre 1874. Il a alors 30 ans. En vertu de la loi du 19 août 1876, il est élu maire par le conseil municipal lors de la séance du 10 octobre 1880.
Il sera réélu en 1881, 1884, 1888, 1892 et 1896. Léon FOURNIER occupera cette fonction durant vingt ans jusqu’au 20 mai 1900.
Lors de cette séance il décide de ne pas se représenter. Le nouveau conseil lui adresse alors un chaleureux éloge en remerciement de son action pour la commune de Buc : « Pendant vingt ans M. Fournier a exercé les fonctions de Maire avec impartialité et loyauté. Dans la commune de grandes améliorations ont été exécutées par ses soins et le conseil est persuadé qu’il pourra toujours compter sur son dévouement. »
Léon FOURNIER avait un frère, Paul Athanase né également à Athis Mons et qui fut maire de Vélizy-Villacoublay.
1900 - 1901 FREMY René
Lors des élections du 20 mai 1900, René FREMY est élu maire, mais la succession est délicate après les six mandats de Léon FOURNIER, très apprécié.
Il démissionne l’année suivante en 1901.
René FREMY est apparenté à Edmé FREMY, chimiste, membre de l’Académie des Sciences et Directeur du musée d’histoire naturelle du Jardin des Plantes à la fin du XIXème siècle.
La famille FREMY possédait la propriété dite du « Parc de Buc », ancien fief des Seigneurs de Buc. C’est Edmé FREMY qui fit construire la maison qui existe toujours actuellement.
1901 - 1912 MAUGE Emile
M. MAUGE exploita la ferme du Haut-Buc à la fin du XIXème siècle.
La ferme comprenait alors 200 hectares et avait la double mission de nourrir les chevaux de la capitale et le bétail des « vacheries » qui ravitaillaient Paris en viande et en lait.
Homme avisé, M. MAUGE, fit drainer les parcelles situées sur le plateau du Haut-Buc comme l’atteste un plan détaillé conservé aux archives municipales et datant de 1899. Il est élu maire le 28 juillet 1901 suite à la démission de M. FREMY ; il était membre du conseil municipal depuis 1888.
1912 - 1919 CHAUVIERE François
Né à Buc en 1853, il entre au conseil municipal en 1888, succédant ainsi à son père Louis CHAUVIERE conseiller depuis 1880.
La famille CHAUVIERE possédait une entreprise de maçonnerie et résidait au 7 bis rue des Frères Robin.
Il est élu maire en 1912 par le conseil municipal, à l’issue des élections des conseillers municipaux au suffrage universel, instauré par la loi du 5 avril 1884.
1919 - 1935
François Treboit
TREBOIT François
Egalement né à Buc, il fut maire de 1919 à 1935 pendant toute la période de l’entre-deux guerre soit durant 16 ans. Marchand de charbon de son métier, François TREBOIT fut l’adjoint de M. CHAUVIERE avant d’être élu maire.
La famille TREBOIT résidait rue des Lavandières.
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1935 - 1939 MASSON Alphonse
Maire de 1935 à 1939, son mandat est écourté par la mise en place de la délégation spéciale au lieu et place du conseil municipal suite à la déclaration de guerre.
M. Léon YGER sera nommé Président de cette délégation spéciale.
M. MASSON était géomètre et demeurait dans la Rue Louis Blériot appelée à l’époque Grande Rue.
C’est sur sa proposition que le conseil baptisa la portion de route longeant l’aérodrome Blériot jusqu’aux Arcades, Avenue Casale.
1939 - 1940 YGER Léon - Président de la délégation spéciale
Il est nommé Président de la délégation spéciale, instance chargée de gérer les affaires de la commune suite à la suspension du conseil municipal en raison de la déclaration de guerre.
Il n’exerce cette mission que quelques mois.
1940 - 1944 AUBE Georges - Président de la délégation spéciale
1944 - 1947

Charles Quatremare
QUATREMARE Charles - Maire
Pilote d’essais, puis chef pilote de Louis Blériot, il était chargé, avec Bossoutrot, de la formation des élèves pilotes.
Il était aussi pilote d’acrobatie et participait aux meetings organisés dans la région parisienne.
Il fut le pilote d’essai de l’avion de transport bi-fuselage Blériot 125 qui vola pour la première fois à Buc le 9 mars 1931.
Il dirigea le terrain d’aviation Blériot avant la seconde guerre mondiale. Il fut Président du comité local de Libération en 1944, puis élu Maire le 18 mai 1945. Résistant, il fut promu au grade de Chevalier de la légion d’honneur le 31 octobre 1947.
1947 - 1959

Victor Agassant
AGASSANT Victor
Victor AGASSANT est entré au conseil municipal le 10 mai 1925 suivant les traces de son père Eugène AGASSANT lui-même conseiller à Buc. Elu Maire en 1947, il est réélu en 1953.
Au décès de son père, Victor AGASSANT reprend l’entreprise familiale de peinture.
Il travaille souvent pour la famille BARDAC, propriétaire du château du Haut-Buc.
Il a bien connu Mathilda GRAY qui venait en villégiature dans sa Villa des Sources au 3 rue des Frères Robin. Apprenant le souhait de la municipalité d’installer la mairie dans sa Villa, Miss GRAY la lègue à la commune en 1948, sous le mandat de Victor AGASSANT.
1959 - 1965

Jean Paris
PARIS Jean
Il est élu conseiller municipal en 1953 et sera chargé de plusieurs commissions : scolaire, cantine, finances, personnel, logement et administration.
En 1959, il est élu maire puis réélu en 1965, mais donne sa démission pour raisons de santé. Il restera conseiller municipal et achèvera ses mandats municipaux comme maire adjoint aux finances, de 1971 à 1977.
Sous son autorité, plusieurs travaux furent entrepris sur la commune : électrification de voies secondaires et modernisation de l’éclairage urbain, création d’un nouveau bureau de poste, construction du gymnase du Pré Saint Jean et création de la première tranche du réseau d’assainissement.
M. Jean PARIS était directeur honoraire de la Banque de France, chevalier de l’ordre national du Mérite et croix de guerre 1939-45.
1965 - 1977

Eugène Gillet
GILLET Eugène
Maire de Buc de 1965 à 1977, M. GILLET a réussi à préserver le village de Buc contre les grandes menaces de l’extérieur (promoteurs, pollutions, bruit des hélicoptères) durant cette période de boom économique.
Il a également saisi l’opportunité de donner un nouvel élan à la commune en créant la ZAC du Haut-Buc sur laquelle s’est intelligemment mêlé zone d’activités et zone d’habitation.
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1977 - 1988

André Dufranne
DUFRANNE André
Né à Buc en 1935, il fut maire de la commune de 1977 à 1988.
Il débute sa vie publique en tant que Président des copropriétaires de la Résidence du Val de Bièvre en 1962.
Il entre au Comité Directeur de l’Amicale Omnisport de Buc en 1965 et en prend la Vice-présidence, puis la Présidence jusqu’en 1977 tout en étant responsable de la Section Football créée en 1968.
Il fut également Président fondateur en 1966 de l’association Culture et loisirs de Buc mais aussi Vice-président de la S.A.R.R.Y. 78.
Il restera pour les Bucois un Maire efficace et dévoué à sa commune. Ses administrés, de tous âges gardent le souvenir d’un homme affable, disponible et chaleureux.
1988 - 2007

Daniel Mertian de Muller
MERTIAN de MULLER Daniel
2007

Jean-Marc Le Rudulier
LE RUDULIER Jean-Marc

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