Biodiversité

ZERO pHYTO

Buc s’engage à préserver notre santé, notre environnement et nos ressources en eau lors de l’entretien de ses espaces publics :
- depuis 2010, la commune a sensiblement diminué l'utilisation de procuits phytosanitaines
- le 27 novembre 2015, la commune s’est engagée dans la charte Phyt’Eau Bièvre, un programme d’actions visant à supprimer l’usage des produits phytosanitaires.

Depuis plusieurs années, la commune est donc déjà engagée et sensibilisée à cette problématique puisqu’elle n’applique déjà plus de produits phytosanitaires y compris sur les espaces à forte contraintes : la voirie, le cimetière et une partie du stade sont d’ailleurs entretenus en "Zéro Phyto" grâce à la mise en place de techniques préventives et alternatives.


chevaux bievre PSJ               gestion naturelle des bords de la Bièvre - Pré St Jean


1.    Qu’est-ce qu’un produit phytosanitaire ?
Les produits phytosanitaires (ou pesticides) : herbicides, insecticides, fongicides… ont pour rôle de prévenir l’apparition ou de détruire de végétaux, insectes ou champignons dits «nuisibles» pour le développement des plantes.

2.    Une menace pour la santé, l’eau et les écosystèmes
L’usage croissant de ces produits est une cause majeure de pollution des rivières en Ile-de-France, nécessitant la mise en œuvre de traitements toujours plus performants et coûteux pour la production d’eau potable. Ils sont également dangereux pour la santé et les manipuler sans précaution expose à certains risques : maux de têtes, irritations de la peau et des yeux… et peut être plus grave à plus long terme : cancers, troubles de la reproduction… L’utilisation de ces produits expose ainsi les applicateurs, mais aussi les personnes qui fréquentent les sites traités à de nombreux effets néfastes.

3.    Une action limitant les utilisations des produits
Les agriculteurs ne sont pas les seuls utilisateurs de pesticides. Les communes, les golfs, gestionnaires de routes et de voies ferrées, mais aussi les jardiniers amateurs en utilisent. Le Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement de la Vallée de la Bièvre SIAVB en sa qualité de porteur de la charte Phyt’eau Bièvre agit par son programme d’actions pour tendre vers le zéro phyto sur son territoire afin de préserver la qualité de la ressource locale en eau. Ce programme est financé par l’Agence de l’Eau Seine Normandie, la Région Ile de France et les départements de l’Essonne et des Yvelines. Phyt’Eau Bièvre a été initié en 2009 et entre dans sa 5ème phase en 2016.

4.    Pourquoi accepter la végétation spontanée en ville ?
Une « mauvaise herbe » ou adventice est une plante sauvage non semée qui s’est développée à un endroit non désiré. Ces plantes ne sont pourtant pas « mauvaises » et peuvent même jouer un rôle important en milieu urbain : certaines plantes telles que les pissenlits, le lierre ou le sureau vont fournir nourriture et abris à la faune et favoriser ainsi la biodiversité. Apprenons à les accepter en milieu urbain sur certains espaces (pieds d’arbres, bordures de haies, sentiers).

5.    Que dit la réglementation ?
La Loi Labbé du 6 février 2014 interdit l’usage des produits phytosanitaires par l’Etat, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des voiries, espaces verts, promenades et forêts à échéance du 1er janvier 2017.
Cette loi concerne également les jardiniers amateurs, en interdisant la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel à partir du 1er janvier 2019.
Vous pouvez également anticiper cette restriction en développant d’ores et déjà des techniques alternatives à la lutte chimique dans votre jardin.

 

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ECO-PATURAGE

2 sites d'écopaturage:
- au bassin du Pré-Clos (depuis 2015)
- au parc du Chateau (2016)
et prochainement au terrain du Vallon (2017)

Au Pré-Clos

Depuis 2 ans, cinq moutons de race Solognots entretiennent le vaste espace vert (5000m²) du bassin du Pré-Clos.

moutons preclos


Le parc du chateau

Depuis quelques années, la renouée du Japon, plante invasive à forte capacité d’adaptation, gagne les espaces verts de la commune, les bords de route, les berges de la Bièvre et le Parc du Château. La renouée est une menace pour les plantes indigènes et de nombreux invertébrés.
Suite à des expériences, l’éco-pâturage parait être la solution des plus efficace pour éradiquer cette invasion. La chèvre des fossés est une race adaptée pour supprimer la renouée après 2 à 3 ans consécutifs de pâturage.

Le parc du château subissant ainsi ce fléau, la commune a expérimenté en 2016 la mise en place de chèvres, pendant toute la belle saison (période propice au développement de la plante).

Les chèvres des fossés nous permettront de
-    protéger notre biodiversité locale,
-    de participer à la préservation de cette race en voie de disparition (on compte 850 chèvres des fossés en France, dont 150 appartiennent à notre prestataire EcoTerra)
-    et même de développer un rôle social et éducatif auprès des utilisateurs du parc.

Après 6 mois de pâture dans le parc du Château, les boucs et Framboise (la chèvre arrivée au mois d’août) ont nettoyé les massifs, mangés toutes les pousses de Renouée du Japon (jusqu’au prochain printemps), amendé les sols et attiré de nombreux curieux.
Le couple de chèvres a été beaucoup déplacé avant de leur trouver leur lieu de prédilection, le fond du parc.
L’expérience devrait être renouvelée aux beaux jours en 2017 et 2018 afin de poursuivre l’éradication de la renouée du Japon (plante invasive).
boucs chateau

 

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